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Comment choisir son thérapeute ?

Lorsqu’on ne va pas bien, il est souvent difficile de savoir vers qui se tourner. Le champ de la santé mentale regroupe plusieurs professionnels, aux rôles différents, parfois complémentaires, parfois confondus.

Cette page a pour objectif de vous aider à choisir le professionnel le plus adapté à votre situation, sans promesse magique ni discours flou.

Une question essentielle à se poser

Avant même de choisir un titre ou une méthode, une question est centrale :

De quoi ai-je besoin aujourd’hui ?

– d’un diagnostic ? – d’un traitement médical ? – d’un espace de parole ? – d’un travail thérapeutique en profondeur ? – d’outils concrets pour aller mieux ?

Selon cette réponse, le bon interlocuteur ne sera pas le même.

Le psychiatre

Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie.

Son rôle

– poser un diagnostic médical – évaluer des troubles psychiatriques – prescrire des médicaments – assurer un suivi médical

Pour qui ?

– troubles sévères ou complexes – dépressions sévères – troubles bipolaires – troubles psychotiques – situations de crise aiguë

Le psychiatre est indispensable lorsqu’un traitement médicamenteux est nécessaire.

Le psychologue

Le psychologue est titulaire d’un diplôme universitaire en psychologie.

Son rôle

– proposer un espace d’écoute et de compréhension – accompagner les souffrances psychiques – travailler sur les émotions, les pensées, les comportements

Selon sa formation, il peut utiliser différentes approches (clinique, TCC, systémique, etc.).

Pour qui ?

– mal-être psychologique – anxiété – dépression légère à modérée – difficultés relationnelles – travail introspectif

Le psychologue ne prescrit pas de médicaments.

Le psychothérapeute

Le terme psychothérapeute désigne un professionnel formé à la psychothérapie.

⚠️ En France, le titre de psychothérapeute est réglementé et peut être porté uniquement par des professionnels répondant à des critères légaux précis.

Son rôle

– conduire un travail thérapeutique structuré – accompagner les troubles émotionnels et relationnels – travailler sur les schémas psychiques profonds

Pour qui ?

– souffrances psychiques durables – répétitions de schémas – difficultés émotionnelles anciennes – besoin d’un cadre thérapeutique clair

L’hypnothérapeute

L’hypnothérapeute utilise l’hypnose comme outil thérapeutique.

Son rôle

– travailler avec l’inconscient – agir sur des automatismes – aider à lever des blocages – accompagner des changements comportementaux

L’hypnose peut être utilisée seule ou intégrée dans un suivi thérapeutique plus global.

Pour qui ?

– anxiété – phobies – troubles du sommeil – compulsions – gestion émotionnelle – accompagnement de changements

L’hypnose n’est pas un acte médical et ne remplace pas un suivi psychiatrique lorsque celui-ci est nécessaire.

Le psychopraticien

Le psychopraticien accompagne la souffrance psychique par des outils thérapeutiques variés.

Son rôle

– accompagner le mal-être psychologique – travailler sur les émotions, le corps et les comportements – proposer des outils concrets et intégratifs

Les psychopraticiens peuvent se former à différentes approches : – thérapies cognitives et comportementales – thérapies émotionnelles – hypnose – approches corporelles

Pour qui ?

– anxiété – stress chronique – troubles émotionnels – difficultés relationnelles – accompagnement de vie

Les approches thérapeutiques

Au-delà du titre, il existe différentes approches, qui peuvent être utilisées par plusieurs professionnels.

Thérapies cognitives et comportementales (TCC)

– travail sur les pensées – modification des comportements – outils concrets

Thérapies émotionnelles et relationnelles

– régulation émotionnelle – compréhension des schémas relationnels

Hypnose thérapeutique

– travail sur les automatismes – accès aux ressources inconscientes

Approches corporelles

– lien corps–esprit – régulation du système nerveux

Le facteur le plus important : la relation

Quelle que soit la méthode, le lien thérapeutique est central.

Vous devez pouvoir : – vous sentir en sécurité – vous sentir écouté·e – comprendre le cadre proposé – poser des questions

Un bon thérapeute ne promet pas de solution miracle, respecte votre rythme et sait reconnaître ses limites.

Comment savoir si c’est la bonne personne ?

Quelques indicateurs :

– vous vous sentez respecté·e – le cadre est clair – les objectifs sont discutés – le discours est cohérent – vous n’êtes ni infantilisé·e, ni forcé·e

Si ce n’est pas le cas, il est légitime de chercher ailleurs.

En résumé

Il n’existe pas un bon thérapeute universel.

Il existe le professionnel adapté à votre besoin, à votre moment de vie et à votre fonctionnement.

Choisir son thérapeute, c’est déjà un premier acte de soin.

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